
Ton espagnol est-il vraiment actif ? Fais le test
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Tu es en train de discuter en espagnol et tu veux raconter quelque chose d’assez banal. Ce que tu as fait le week-end dernier, par exemple. Et c’est souvent dans ce genre de situation qu’on découvre la différence entre l’espagnol qu’on connaît et son espagnol actif, celui qu’on arrive réellement à utiliser quand on en a besoin.
Tu commences ta phrase.
El sábado…
Et là, tu cherches un mot.
Rien de très compliqué pourtant. Tu es presque sûr(e) de le connaître. Tu visualises même peut-être la page sur laquelle tu l’as appris ou la personne qui l’a utilisé devant toi.
Mais le mot ne vient pas.
Ton interlocuteur finit par te le souffler.
Et évidemment, dès que tu l’entends, tu le reconnais.
« Mais oui ! Je le savais ! »
Si tu apprends l’espagnol depuis quelque temps, je serais assez étonnée que cette situation ne te soit jamais arrivée. Je la vois très souvent chez mes élèves. Et elle est intéressante parce qu’elle nous dit quelque chose de notre façon d’apprendre une langue.
Nous avons tendance à mettre dans la même grande boîte tout ce que nous « savons » en espagnol. Pourtant, entre reconnaître un mot lorsque quelqu’un l’utilise et réussir à retrouver ce même mot au milieu d’une conversation, il y a une différence. Et parfois, elle est énorme.
C’est justement ce que je te propose d’observer aujourd’hui. Pas avec un test de niveau. Je ne vais pas te demander de compléter vingt phrases à trous ni de choisir entre por et para. Je te propose cinq petits tests à faire chez toi. Ils vont te prendre quelques minutes et devraient te permettre de voir beaucoup plus précisément ce qui se passe lorsque tu essaies d’utiliser ton espagnol.
Prends ton téléphone pour le chronomètre et, si tu veux vraiment jouer le jeu, un papier et un crayon.
Pendant les tests, pas de dictionnaire, pas de DeepL, pas de Google et pas de petit coup d’œil discret dans tes notes. 😉
On veut voir ce que ton cerveau arrive à aller chercher tout seul, au moment où tu en as besoin.
Espagnol actif, espagnol passif : de quoi parle-t-on exactement ?
On parle parfois de vocabulaire actif et de vocabulaire passif. Les termes ne sont pas parfaits, mais ils permettent de comprendre assez facilement ce qui nous intéresse ici.
Ton espagnol réceptif correspond à tout ce que tu peux reconnaître et comprendre lorsque tu lis ou lorsque tu écoutes.
Ton espagnol productif, celui que nous appellerons ici « actif » pour faire simple, correspond à ce que tu peux aller chercher toi-même pour construire une phrase, à l’écrit ou à l’oral.
Prenons un exemple.
Tu entends quelqu’un dire : Hay que aprovechar el buen tiempo.
Tu comprends immédiatement. Peut-être même que le verbe aprovechar te paraît très facile.
Maintenant, imagine que quelques heures plus tard tu veuilles dire à quelqu’un : « Je veux profiter du week-end pour me reposer. »
Est-ce que aprovechar te vient immédiatement ? Peut-être. Ou peut-être que tu te retrouves avec : Quiero… euh… profiter… ¿cómo se dice ya?
C’est exactement ce décalage qui m’intéresse. Le mot était bien quelque part dans ta mémoire puisque tu l’avais reconnu sans difficulté. Simplement, le chemin qui permet de le retrouver sans indice n’est pas encore suffisamment rapide.
Et ce phénomène ne concerne pas uniquement le vocabulaire. Tu peux très bien comprendre : Si tuviera más tiempo, viajaría más.
Et pourtant hésiter longuement si je te demande, sans te laisser réfléchir et dans un autre contexte de partir de cette même phrase en français et de la traduire.
Tu reconnais la structure. Peut-être même que tu l’as étudiée et que tu as déjà fait des exercices dessus. Mais est-ce que tu peux t’en servir quand tu en as besoin ?
C’est ce que nous allons regarder.
Test n°1 : raconte-moi ton week-end
Imagine que nous sommes en cours ensemble et que je te demande simplement : ¿Qué hiciste el fin de semana pasado?
Lance un chronomètre de deux minutes et réponds-moi à voix haute.
Tu peux raconter ce que tu veux. Un repas, une sortie, le film que tu as regardé, les courses au supermarché, la visite de ta belle-mère… Je ne te demande pas d’avoir vécu un week-end digne d’une série Netflix. En revanche, essaie de parler pendant les deux minutes. Et surtout, ne t’arrête pas dès qu’un mot te manque.
Qu’est-ce qui t’a réellement fait hésiter ?
Tu voulais dire paraguas et impossible de le retrouver ? Essaie autre chose : La cosa que usamos cuando llueve…
Tu ne sais plus comment dire « j’ai fait une randonnée » ? Décris ce que tu as fait avec les mots dont tu disposes.
Le but n’est pas de produire deux minutes d’espagnol impeccable. Ce qui m’intéresse, c’est ce que tu fais au moment où ton espagnol ne répond pas exactement comme tu le voudrais.
Une fois les deux minutes terminées, repense à ce qui s’est passé.
Quels ont été les deux ou trois moments les plus difficiles ? Tu peux noter par exemple : « Je ne retrouvais plus le vocabulaire des activités. » ou : « Je connaissais les mots mais ils mettaient longtemps à venir. » Ou encore : « J’ai passé tellement de temps à réfléchir aux temps du passé que je perdais le fil de ce que je racontais. » Et peut-être : « Dès que je ne connaissais pas un mot, je m’arrêtais. Je n’essayais même pas de l’expliquer autrement. »
Ces observations sont beaucoup plus intéressantes qu’une liste de toutes les fautes que tu as faites.
Si tu as dit la problema au lieu de el problema, je te rassure, le monde hispanophone s’en remettra. Ce que nous essayons de comprendre ici, c’est ce qui t’empêche réellement d’avancer dans ta phrase.
Garde tes notes. Nous allons en avoir besoin à la fin.
Test n°2 : maintenant, raconte-moi ce que tu as compris
Pour celui-ci, choisis un contenu très court en espagnol.
Vraiment court : entre 30 secondes et une minute.
Une vidéo Instagram, un extrait de podcast, quelques secondes d’un reportage, peu importe. Choisis simplement quelque chose qui correspond à peu près à ton niveau.
Écoute une fois.
Puis arrête tout.
Et sans réécouter, explique-moi à voix haute :
¿Qué has entendido?
Attention, je ne te demande pas de réciter ce que tu viens d’entendre. Raconte-le avec tes propres mots. C’est souvent là que les choses deviennent intéressantes.
Comprendre beaucoup ne veut pas dire pouvoir tout réutiliser
Pendant l’écoute, tu avais l’impression de très bien comprendre. Tu savais de qui on parlait. Tu avais suivi l’histoire. Certains mots t’étaient parfaitement familiers.
Puis tu essaies de raconter la même chose et… Euh… pues… habla de una mujer que… que…
Le vocabulaire que tu reconnaissais trente secondes plus tôt semble beaucoup moins disponible.
Je vois régulièrement des apprenants s’étonner de cet écart. Ils peuvent suivre une vidéo sans trop de difficulté et en concluent assez logiquement qu’ils « connaissent » le vocabulaire employé.
Puis je leur demande de raconter ce qu’ils viennent d’entendre.
Et là, ils découvrent qu’entre comprendre une information quand elle arrive jusqu’à nous et retrouver soi-même les mots pour la formuler, il y a du travail.
Ça ne signifie évidemment pas que regarder une série, écouter un podcast ou lire en espagnol ne sert à rien. Au contraire. Mais si tu veux parler davantage, tu peux commencer à ajouter une toute petite étape à certaines de ces activités.
Tu écoutes trois minutes de podcast ? Arrête-le et raconte ce que tu viens d’entendre.
Tu lis un article ? Ferme la page et essaie d’en résumer l’idée principale.
Tu regardes une vidéo ? Demande-toi à voix haute ce que tu en penses.
Tu n’as pas besoin d’y passer vingt minutes. Une minute peut déjà changer la nature de l’exercice : au lieu de seulement recevoir de l’espagnol, tu demandes aussi à ton cerveau d’aller en chercher.
Test n°3 : et si je t’interdisais le mot que tu cherches ?
Ce test-ci me plaît beaucoup parce qu’il travaille quelque chose que les apprenants oublient souvent : se débrouiller avec ce qu’on a.
Regarde autour de toi et choisis un objet.
Imaginons que tu choisisses un parapluie. Tu connais peut-être parfaitement le mot paraguas. Mais pour les besoins de l’exercice, je te l’interdis. Tu dois maintenant me faire deviner l’objet en espagnol.
Tu pourrais dire : Es una cosa que usamos cuando llueve. La llevamos en la mano y la abrimos para no mojarnos.
À toi.
Fais-le avec trois objets. Et si c’est trop facile, essaie avec quelque chose de moins concret : une profession, un lieu, une émotion, une activité.
Pourquoi est-ce que je tiens autant à ce type d’exercice ?
Parce que dans une vraie conversation, il te manquera des mots.
Je parle espagnol depuis des années, j’ai vécu en Espagne et il m’arrive encore d’avoir un trou. Cela m’arrive aussi en français, d’ailleurs. Je commence une phrase et le mot précis que je veux utiliser décide qu’il ne viendra pas.
Qu’est-ce que je fais ?
Je continue. Je décris, je donne un exemple, je prends un autre mot. Et si besoin, je demande à mon interlocuteur comment ça se dit. En français, ça nous paraît tellement naturel que nous n’y pensons même pas.
En espagnol, en revanche, beaucoup d’apprenants vivent le mot manquant comme un feu rouge.
Ils s’arrêtent. Ils cherchent le mot, essaient de traduire mentalement et, pendant ce temps, la conversation leur échappe.
Et tant qu’ils n’ont pas trouvé LE mot qu’ils voulaient utiliser, impossible de repartir. Si tu te reconnais, entraîne-toi volontairement à ne pas avoir le bon mot.
Oui, volontairement.
Parce que le jour où cela t’arrivera réellement dans une conversation, tu auras déjà appris à faire autrement.
Test n°4 : trois secondes, pas plus
Je vais maintenant te poser cinq questions. Cette fois, nous allons ajouter une petite contrainte. Tu lis la question et tu as trois secondes maximum pour commencer à répondre.
Tu n’as pas besoin de savoir comment ta phrase va se terminer avant de commencer. Voilà les questions :
¿Qué vas a hacer mañana?
¿Qué has comido hoy?
¿Qué lugar del mundo hispano te gustaría visitar y por qué?
¿Qué hiciste el fin de semana pasado?
¿Qué harías si tuvieras un mes entero de vacaciones?
Alors ?
Si trois secondes t’ont paru terriblement courtes, observe ce que tu faisais pendant ce temps.
Est-ce que tu cherchais une idée ?
Ou étais-tu déjà en train de fabriquer ta phrase en silence ?
C’est une habitude que je rencontre très souvent. Avant de parler, on voudrait avoir sécurisé la phrase. D’abord trouver le vocabulaire. Ensuite choisir le temps. Vérifier la conjugaison. Se demander si la préposition est correcte. Modifier un bout de phrase parce qu’on n’est plus très sûr(e).
Et enfin parler.
Sauf qu’une conversation ne nous laisse généralement pas vingt secondes pour effectuer toutes ces opérations.
L’objectif ici est donc simplement de t’habituer à commencer avant d’avoir tout préparé. Tu as d’ailleurs parfaitement le droit de gagner quelques secondes comme le font les hispanophones :
Pues…
A ver…
Déjame pensar…
La verdad es que…
Ce ne sont pas des mots parasites à éliminer absolument. Dans une conversation, ils peuvent aussi te laisser le temps d’organiser la suite de ta réponse.
Essaie surtout de commencer, puis construis la suite au fur et à mesure.
Au début, c’est inconfortable. C’est normal. Tu demandes à ton cerveau de faire en même temps plusieurs choses qu’il a peut-être l’habitude de faire successivement.
Si tu te reconnais dans ce réflexe et que tu as souvent l’impression de connaître suffisamment d’espagnol sans réussir à parler avec l’aisance que tu voudrais, j’ai consacré un article entier à ce décalage : « Tu n’es pas débutant… mais tu te sens toujours bloqué à l’oral ? »
Test n°5 : on recommence exactement le même exercice
Tu te souviens de ton week-end du premier test ? On y retourne.
Même question : ¿Qué hiciste el fin de semana pasado?
Même chronomètre : deux minutes.
Et tu racontes à nouveau.
Ne révise rien avant : évite de relire tes notes ou de rechercher le vocabulaire sur lequel tu avais bloqué.
Recommence simplement. Puis compare les deux essais. Je ne te demande pas si le deuxième était « bon ».
Je veux savoir s’il était plus facile.
- Est-ce qu’une phrase qui t’avait posé problème est venue plus rapidement ?
- As-tu retrouvé certains mots sans les chercher aussi longtemps ?
- As-tu mieux enchaîné les événements ?
- As-tu eu un peu moins besoin de réfléchir avant de commencer ?
Il est tout à fait possible que oui.
Et pourtant, réfléchis à ce que tu as appris entre les deux essais.
Probablement presque rien.
Tu n’as étudié aucune nouvelle leçon ni appris de nouvelle liste de vocabulaire. Tu n’as pas non plus fait vingt exercices de conjugaison.
Tu as simplement demandé une première fois à ton cerveau d’aller chercher certaines informations.Puis tu lui as demandé de refaire le chemin.
C’est une piste très intéressante pour comprendre pourquoi on peut parfois accumuler énormément de connaissances en espagnol sans avoir l’impression de parler plus facilement.
Quand on apprend toujours quelque chose de nouveau, on donne sans cesse de nouvelles informations à notre cerveau.
Mais combien de fois lui demandons-nous de retrouver sans aide celles que nous lui avons déjà données ?
Alors, que disent ces cinq tests de ton espagnol actif ?

Je ne vais pas te donner un score. Tu n’obtiendras pas « 17 points : félicitations, ton espagnol est actif ».
Ce serait amusant à fabriquer, mais pédagogiquement, je n’y crois pas beaucoup.
Reprends plutôt ce que tu as observé.
« Il me manquait vraiment du vocabulaire »
Très bien. Tu viens d’identifier quelque chose que tu peux apprendre. Mais sois précis(e).
« Il me manque du vocabulaire » est tellement vaste que tu ne sais pas quoi en faire.
« Il me manque du vocabulaire pour raconter mes activités du week-end », en revanche, te donne déjà une direction.
« Je connaissais les mots, mais ils ne venaient pas »
Voilà une situation différente. Si tu reconnais immédiatement le mot quand tu le vois ou quand quelqu’un te le donne, tu n’as probablement pas besoin de le « réapprendre » comme s’il était nouveau. Tu as surtout intérêt à le récupérer et à l’utiliser plusieurs fois.
Aujourd’hui dans une phrase. Demain dans une autre. Puis quelques jours plus tard, sans regarder tes notes.
« Je savais répondre, mais j’avais peur de faire une faute »
Regarde si cette recherche de correction t’aide réellement à communiquer.
Si tu t’interromps trois fois au milieu d’une phrase parce que tu hésites entre deux temps du passé, tu peux peut-être décider que, pendant certains exercices oraux, tu continueras jusqu’au bout avant de revenir sur tes erreurs.
Il y a un temps pour corriger son espagnol.
Et il y a aussi un temps pour apprendre à garder la parole.
« J’ai très bien compris le contenu, mais je n’arrivais presque pas à le raconter »
C’est probablement le résultat le plus intéressant si tu consommes déjà beaucoup de contenus en espagnol. Continue. Mais de temps en temps, arrête la vidéo, ferme l’article ou mets le podcast sur pause. Et demande-toi :
Vale, ¿qué acabo de entender?
Puis réponds à voix haute.
Tu risques de découvrir assez rapidement quels mots et quelles structures font réellement partie de ton espagnol disponible.
« Le deuxième essai était beaucoup plus facile »
Alors garde précieusement cette information.
Elle te montre qu’une difficulté lors du premier essai ne signifie pas forcément que tu dois retourner apprendre une leçon.
Parfois, ton cerveau avait simplement besoin d’une première tentative pour retrouver le chemin.
Trois habitudes pour développer ton espagnol actif
À ce stade, tu pourrais être tenté(e) de te fabriquer un nouveau programme.
Une liste de vocabulaire actif. Une routine spéciale. Trois nouvelles applications. Un tableau Notion avec des cases à cocher.
Je vais essayer de t’épargner ça. 😉
Commence plutôt par modifier légèrement ce que tu fais déjà.

1. Après avoir compris, essaie de produire
Tu écoutes déjà un podcast en espagnol dans la voiture ? ➡ À la fin, prends une minute pour raconter à voix haute ce dont il parlait.
Tu regardes des vidéos sur Instagram ? ➡ Après l’une d’elles, pose ton téléphone et reformule l’idée principale.
Tu lis les actualités en espagnol ?➡ Explique un article à quelqu’un. Même si ce « quelqu’un » est ta cafetière.
Tu n’as pas besoin de faire cela avec tous les contenus que tu consommes. Ce serait vite pénible.
Une ou deux fois dans la semaine suffisent déjà pour commencer à entraîner autre chose que la compréhension.
2. Quand un mot ne vient pas, ne regarde pas immédiatement la réponse
Je sais. C’est tentant. Ton téléphone est juste là.
Mais accorde-toi quelques secondes. Essaie de retrouver le mot. Si tu n’y arrives pas, explique-le autrement. Termine ta phrase avec ce que tu as. Ensuite (et seulement ensuite), vérifie.
Et quand tu trouves enfin la réponse, ne te contente pas de penser : « Ah oui, évidemment ! »
Utilise immédiatement le mot dans une phrase qui te concerne.
Puis essaie de le retrouver le lendemain.
Si tu as tendance à apprendre du vocabulaire puis à l’oublier quelques jours plus tard, je t’explique aussi comment organiser tes révisions pour que les mots reviennent au bon moment, sans passer ton temps à recommencer les mêmes listes.
3. Fais revenir ce que tu veux vraiment savoir utiliser
Si tu as appris cinq expressions utiles cette semaine, tu n’es pas obligé(e) d’en chercher cinq nouvelles la semaine prochaine.
Reprends les mêmes.
Mets-les dans une autre phrase.
Pose-toi une question qui t’oblige à les utiliser.
Essaie de les replacer dans une conversation.
Parce qu’au fond, ce que tu veux n’est probablement pas pouvoir dire : « Oui, oui, je connais cette expression. » Tu veux qu’elle sorte lorsque tu en as besoin.
Et ça, ça demande de la rencontrer, bien sûr, mais aussi d’aller la chercher plusieurs fois.
C’est d’ailleurs particulièrement utile lorsque tu reprends l’espagnol après une période sans pratiquer. Si c’est ton cas, tu peux aussi retrouver mes 7 conseils pour te remettre à l’espagnol après une pause sans repartir de zéro.
Avant de partir, fais-moi ce petit diagnostic

Si tu as vraiment fait les cinq tests (et pas simplement lu les consignes en te disant « oui, je vois » 😏), tu as maintenant quelques informations intéressantes sur ton espagnol. Prends ton carnet et complète simplement ceci :
Quand je parle, ce qui vient assez facilement :
…Ce que je sais mais que je retrouve difficilement :
…Ce que je ne sais réellement pas encore dire :
…Ce qui me fait perdre le fil quand je parle :
…Cette semaine, j’aimerais rendre plus facile :
…
Pour la dernière ligne, choisis quelque chose de petit. « Parler couramment » ne compte pas. 😉
En revanche :
raconter mon week-end au passé ;
expliquer un mot que je ne connais pas ;
parler deux minutes sans m’arrêter pour me corriger ;
résumer une vidéo après l’avoir regardée ;
ça, tu peux réellement l’entraîner cette semaine.
Et maintenant ? L’étape suivante pour rendre ton espagnol actif
Si tu as fait ces exercices, j’espère surtout qu’ils t’auront permis de regarder ton espagnol avec un peu plus de précision.
Parce que « je suis nul(le) à l’oral », « je manque de vocabulaire » ou « je n’arrive pas à parler » ne nous disent finalement pas grand-chose.
Peut-être qu’il te manque effectivement certains mots.
Ou alors que tu connais déjà les mots mais que tu mets trop longtemps à les retrouver.
Peut-être encore que tu sais construire tes phrases, à condition d’avoir vingt secondes pour les préparer.
Ou bien que tu comprends très bien les autres mais que tu entraînes beaucoup moins souvent ton cerveau à produire lui-même de l’espagnol.
Et selon le cas, tu n’as évidemment pas besoin de travailler de la même façon.
C’est aussi pour cette raison que je te conseille de ne pas mesurer ton espagnol uniquement à tout ce que tu as étudié. Regarde également ce que tu peux en faire. Un mot que tu as appris il y a six mois mais que tu arrives à retrouver au milieu d’une conversation te sera probablement plus utile que les vingt mots que tu as mémorisés hier soir et que tu reconnaîtras très bien dans ton application demain matin.
Et si, en faisant les tests, tu as eu plusieurs fois cette réaction : « Mais je le savais ! » alors tu viens peut-être d’identifier une bonne partie de ton travail pour les prochaines semaines.
Faire davantage appel à cet espagnol que tu as déjà.
Le chercher.
L’utiliser.
Le réutiliser quelques jours plus tard.
Et accepter aussi qu’au début, il mette parfois quelques secondes à arriver.
Ce que tu sais utiliser compte autant que ce que tu sais
Quand tu évalues ton espagnol, ne regarde donc pas seulement tout ce que tu as étudié. Regarde aussi ce que tu arrives à mobiliser lorsque tu en as besoin.
Un mot appris il y a six mois et que tu retrouves spontanément dans une conversation t’est bien plus utile que vingt mots mémorisés hier soir et que tu reconnaîtras demain dans une application.
Si tu t’es entendu(e) penser plusieurs fois « Mais je le savais ! » pendant les tests, tu sais maintenant où se situe une partie du travail : il va falloir entraîner ton cerveau à aller chercher cet espagnol que tu connais déjà, puis à l’utiliser suffisamment souvent pour qu’il devienne plus facilement disponible.
Si tu comprends déjà beaucoup de choses en espagnol mais que tu as justement du mal à retrouver tout cet espagnol lorsque tu veux parler, c’est l’une des problématiques sur lesquelles nous travaillons dans Hablar con confianza.
Les inscriptions rouvriront prochainement. Si tu veux simplement que je te prévienne lorsque ce sera le cas, tu peux rejoindre la liste d’attente ici.
Et si tu veux commencer tout de suite, pas besoin d’attendre quoi que ce soit. Reprends la première question :
¿Qué hiciste el fin de semana pasado?
Deux minutes.
Et cette fois, quand un mot ne vient pas, essaie de continuer quand même.
Si tu veux, on peut en discuter sur Instagram ou sur la page Facebook du Blog.


